Sur le versant nord de la Butte, là où la rue Saint-Vincent plonge dans l'ombre, s'étend une pente de gamay derrière des grilles vertes que la plupart des gens dépassent sans y prêter attention, trop occupés à chercher le café de la carte postale. Elle est taillée chaque printemps depuis 1932. Paris compte dix parcelles en activité comme celle-ci à l'intérieur de ses limites, toutes taillées, vendangées, pressées, mises en bouteille et étiquetées. Presque toutes se visitent gratuitement, et quasiment aucune ne vous vendra son vin.
C'est une journée placée sous le signe du regard plutôt que de la dégustation. Quatre des dix parcelles se trouvent dans des parcs publics ouverts où personne ne vous arrêtera. Trois sont enfermées derrière des grilles à travers lesquelles on peut voir. Deux n'ouvrent qu'un week-end précis dans l'année. Une s'accroche au mur d'une caserne de pompiers. Prévoyez cette balade comme une promenade ponctuée de deux caves à la fin, et elle sera superbe ; prévoyez-la comme un circuit de dégustation, et vous passerez l'après-midi déçu.
La matinée à Montmartre et le vignoble auquel tout le monde pense
Commencez par le haut et descendez. Le Clos Montmartre (18e, à l'angle de la rue des Saules et de la rue Saint-Vincent) est la pièce maîtresse de toute cette histoire et la seule parcelle urbaine à avoir une quelconque notoriété publique. Il couvre 1 556 mètres carrés, un lambeau de coteau qui paraît nettement plus petit en vrai qu'en photo, planté d'environ 1 762 pieds de vigne répartis en 27 cépages, aux trois quarts du gamay et pour un cinquième du pinot. Le terrain a été racheté aux promoteurs et replanté en 1932, ce qui explique l'angle étrange des rangs par rapport à la rue : ils suivent l'ancienne parcelle, pas le tracé de la voirie.

Le vignoble est clôturé et fermé à clé toute l'année. On le voit depuis le trottoir, et pour un groupe, quelle que soit sa taille, cela suffit amplement, car les grilles courent sur toute la longueur de la pente et chacun bénéficie d'une vue dégagée. C'est gratuit et cela prend cinq minutes. Venez avant dix heures, car en fin de matinée, l'angle en contrebas est une file ininterrompue de trépieds. Les bouteilles refont surface à la mairie du 18e aux alentours de 50-60 €, un prix caritatif attaché à une curiosité plutôt qu'un prix de vin. Achetez-en une pour l'étiquette si le cœur vous en dit ; personne ne devrait prétendre le contraire.
À trois minutes en montant, le Musée de Montmartre — Jardins Renoir (18e, rue Cortot) est le seul moyen légal et fiable de se tenir à l'intérieur de ces vignes plutôt que de les regarder à travers. La visite guidée des vignes avec dégustation, verre gravé et entrée au musée coûte 43 € ; l'entrée seule au musée est d'environ 15 €. Les places de la visite guidée sont limitées et partent vite, alors réservez plutôt que de vous présenter à l'improviste. Même si vous renoncez à la visite, la terrasse du jardin est le meilleur point de vue qui soit sur le Clos : vous plongez le regard le long des rangs au lieu de les traverser, avec les toits du 18e en arrière-plan. Un couple peut tout faire en une heure. Les groupes plus importants feront mieux d'utiliser la réservation dédiée aux visites de groupe du musée plutôt que de débarquer à douze en espérant.

À quinze minutes au nord, bien à l'écart de la foule de la Butte, les Jardins du Ruisseau (18e, du côté de la porte de Clignancourt) font pousser de la vigne le long d'une ancienne tranchée ferroviaire, à quelques minutes du marché aux puces. Le site est géré par une association et animé par des bénévoles : il fonctionne donc lors de journées portes ouvertes et de visites réservées plutôt qu'à l'improviste, et les horaires dépendent réellement des bénévoles disponibles cette semaine-là. Écrivez-leur à l'avance si vous venez en groupe. Le lieu accueille des événements pendant la semaine des vendanges d'octobre et constitue désormais un point d'accès à la nouvelle promenade de la Petite Ceinture, ce qui en fait une étape réfléchie plutôt qu'un pari.

En redescendant vers Pigalle, la Vigne de la Caserne Blanche (9e, rue Blanche) porte de la vigne sur son mur depuis 1926. Les pompiers de Paris y organisent encore une vendange, qui se termine par le sapeur tout juste marié et son épouse foulant le raisin. Il en résulte trente à cinquante bouteilles de ce qu'ils appellent le château-blanche, un vin cérémoniel et absolument pas destiné à être bu. Il s'agit d'une caserne de pompiers en activité. Il n'y a pas de visites, pas d'entrée, jamais. Vous levez les yeux depuis le trottoir pendant deux minutes, vous poursuivez votre chemin, et vous ne frappez pas.

Deux collines du nord-est où les vignes se trouvent dans des parcs publics
La deuxième balade offre le meilleur rapport qualité-prix de cette liste et presque personne ne la fait. Le Clos des Envierges, dans le parc de Belleville (20e), ce sont 250 mètres carrés de pinot meunier et de chardonnay plantés en 1992 sur une colline que des moines cultivaient dès le XIIIe siècle. C'était un pays de vignes bien avant d'être Paris, et les terrasses en témoignent encore. Le parc est public et non clôturé, vous montez jusqu'aux vignes, sans réservation ni limite de groupe. Le vin n'est jamais vendu ; la seule façon d'y goûter est lors des fêtes de printemps et des vendanges du 20e arrondissement. Grimpez ensuite jusqu'au sommet du parc pour la vue vers l'ouest sur toute la ville, et empruntez en montant les murs peints des rues en contrebas. L'étape ne coûte rien, et c'est celle qui fait comprendre le sujet.
Vingt-cinq minutes au nord-ouest, les Vignes de la Butte Bergeyre (19e, sur la colline au-dessus des Buttes-Chaumont) sont les plus secrètes de toutes. La parcelle s'appelle proprement le Clos des Chaufourniers : 600 mètres carrés de sauvignon, chardonnay, muscat, chasselas et pinot noir sur une colline-jardin ouvrière des années 1930 où vivent quelque 600 habitants et que la plupart des Parisiens n'ont jamais gravie. Elle est clôturée et fermée presque toute l'année, si bien que la visite ordinaire se limite à un coup d'œil à travers la grille. Elle ouvre pour la Fête des Jardins fin septembre, quand les jardiniers de la Ville versent la cuvée du Bergeyre. L'accès se fait par des escaliers raides, il n'y a pas d'accès pour les fauteuils roulants, et les rues du sommet sont résidentielles et calmes. Montez autant pour le belvédère que pour les vignes. Par une matinée claire, le Sacré-Cœur se tient bien droit dans l'ouverture entre deux maisons, et cette vue justifie à elle seule la grimpette.

L'est et le sud-ouest, pour des vignes à hauteur d'homme
Le Clos de Bercy, dans le jardin Yitzhak-Rabin (12e), est le terrain le plus chargé d'histoire de ce dossier. Trois cent cinquante pieds de vigne sur 660 mètres carrés, plantés dans les années 1990 sur le site des entrepôts de Bercy qui traitaient autrefois la plus grande partie du vin bu dans la capitale. Les tonneaux remontaient la Seine, étaient stockés ici, puis gagnaient la ville depuis cet emplacement précis. Le parc est ouvert, non clôturé, et convient à tous les groupes. Une petite vendange participative y a lieu chaque automne, mais elle reste à l'échelle du quartier et organisée pour les habitants, pas un produit que l'on réserve ; si elle se déroule pendant votre passage, observez avec discrétion. Les anciens bâtiments d'entrepôts subsistent le long de la cour Saint-Émilion toute proche, ce qui justifie le trajet en métro bien au-delà d'une simple photo de dix mètres de vigne.
De l'autre côté du fleuve et au sud-ouest, le Clos des Morillons, dans le parc Georges-Brassens (15e), est le plus accessible de tous les vignobles parisiens à contempler de près. Il s'étend sur 1 200 mètres carrés et environ 720 pieds de vigne (pinot noir, pinot meunier et raisins de table), plantés en 1983 sur le site de l'ancien marché aux chevaux de Vaugirard, dont les halles de fer se dressent encore à l'entrée du parc. Pas de grille, pas de réservation, pas de problème avec un car de touristes si vous en avez un. Environ 300 bouteilles par an sont vendues aux enchères au profit d'œuvres caritatives, ce qui rend le vin pratiquement introuvable : l'intérêt du lieu tient donc à la vue sur les rangs en terrasses avec le 15e résidentiel en arrière-plan. C'est le vignoble le plus ordinaire de la liste, et c'est précisément son charme.
Trois curiosités de la Rive Gauche qui valent un détour de dix minutes
Le Clos Saint-Juliénas, dans le square Félix-Desruelles (6e, juste à côté du boulevard Saint-Germain), c'est dix pieds de vigne. Voilà tout le vignoble, et c'est le plus petit de Paris. Il est entretenu par la confrérie Saint-Juliénas des Prés, qui intronise chaque année une personnalité locale en grande pompe, et les bouteilles qui en résultent sont vendues au profit d'œuvres caritatives à partir de 50 €. Le square est ouvert, animé et sur un grand boulevard : il convient à un petit groupe qui s'arrête deux minutes, car il n'y a rien à visiter ni aucune commodité. Prenez-le comme une plaisanterie tout ce qu'il y a de plus sérieuse, parce que c'est exactement ce qu'elle est.
La Vigne du Jardin écologique, au sein du Jardin des Plantes (5e), est la seule parcelle plantée ici par goût de la science plutôt que de la nostalgie. Aux côtés du pinot noir, du chardonnay et du gamay, elle abrite les hybrides américains noah et baco, le muscat de Hambourg, le chasselas de Fontainebleau et une vigne sauvage protégée, un témoignage vivant de ce que l'époque du phylloxéra a fait à la viticulture européenne et des remèdes alors tentés. Le Jardin des Plantes lui-même est gratuit ; le jardin écologique a des horaires d'ouverture restreints et se découvre idéalement en visite guidée, et les galeries du Muséum se visitent avec un billet à part. Vérifiez les horaires avant d'emmener un groupe, sous peine de marcher longtemps pour trouver porte close.
Le Jardin du presbytère de Saint-François-Xavier (7e) est l'adresse la plus purement invisible : à deux minutes du flot touristique autour des Invalides. C'est un terrain paroissial privé avec des vignes, fermé la majeure partie de l'année, ouvert pour les fêtes paroissiales et le week-end des Rendez-vous aux Jardins. Petits groupes uniquement, et seulement les jours d'ouverture. Ne vous présentez pas à l'improviste. C'est le jardin de quelqu'un, attaché au lieu de travail de quelqu'un.

Le seul vignoble près de Paris où l'on peut réellement entrer
Le Clos du Pas Saint-Maurice se trouve à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, juste au-delà des limites de la ville plutôt que dans les arrondissements. Il mérite pourtant sa place, car avec un hectare et environ 4 500 bouteilles par an en trois cuvées de blanc, c'est le plus grand vignoble d'Île-de-France et le seul à portée commode que l'on peut vraiment visiter. Des visites gratuites d'une heure sont proposées en semaine sur rendez-vous au +33 1 47 98 90 18, la cave ouvre le lundi, les dégustations sont liées aux événements de la ville, et la fête des vendanges tombe le premier dimanche d'octobre. Les bouteilles coûtent 11-14 € à l'office de tourisme, un prix ordinaire pour un vin que l'on peut boire, ce qui, après une journée de bouteilles caritatives à 50 € derrière des grilles, paraît presque stupéfiant. Pour les groupes, c'est de loin la meilleure option de la liste.
Où boire vraiment quelque chose

À quinze minutes au nord, bien à l'écart de la foule de la Butte, les Jardins du Ruisseau (18e, du côté de la porte de Clignancourt) font pousser de la vigne le long d'une ancienne tranchée ferroviaire, à quelques minutes du marché aux puces. Le site est géré par une association et animé par des bénévoles : il fonctionne donc lors de journées portes ouvertes et de visites réservées plutôt qu'à l'improviste, et les horaires dépendent réellement des bénévoles disponibles cette semaine-là. Écrivez-leur à l'avance si vous venez en groupe. Le lieu accueille des événements pendant la semaine des vendanges d'octobre et constitue désormais un point d'accès à la nouvelle promenade de la Petite Ceinture, ce qui en fait une étape réfléchie plutôt qu'un pari.

En redescendant vers Pigalle, la Vigne de la Caserne Blanche (9e, rue Blanche) porte de la vigne sur son mur depuis 1926. Les pompiers de Paris y organisent encore une vendange, qui se termine par le sapeur tout juste marié et son épouse foulant le raisin. Il en résulte trente à cinquante bouteilles de ce qu'ils appellent le château-blanche, un vin cérémoniel et absolument pas destiné à être bu. Il s'agit d'une caserne de pompiers en activité. Il n'y a pas de visites, pas d'entrée, jamais. Vous levez les yeux depuis le trottoir pendant deux minutes, vous poursuivez votre chemin, et vous ne frappez pas.

Deux collines du nord-est où les vignes se trouvent dans des parcs publics
La deuxième balade offre le meilleur rapport qualité-prix de cette liste et presque personne ne la fait. Le Clos des Envierges, dans le parc de Belleville (20e), ce sont 250 mètres carrés de pinot meunier et de chardonnay plantés en 1992 sur une colline que des moines cultivaient dès le XIIIe siècle. C'était un pays de vignes bien avant d'être Paris, et les terrasses en témoignent encore. Le parc est public et non clôturé, vous montez jusqu'aux vignes, sans réservation ni limite de groupe. Le vin n'est jamais vendu ; la seule façon d'y goûter est lors des fêtes de printemps et des vendanges du 20e arrondissement. Grimpez ensuite jusqu'au sommet du parc pour la vue vers l'ouest sur toute la ville, et empruntez en montant les murs peints des rues en contrebas. L'étape ne coûte rien, et c'est celle qui fait comprendre le sujet.
Vingt-cinq minutes au nord-ouest, les Vignes de la Butte Bergeyre (19e, sur la colline au-dessus des Buttes-Chaumont) sont les plus secrètes de toutes. La parcelle s'appelle proprement le Clos des Chaufourniers : 600 mètres carrés de sauvignon, chardonnay, muscat, chasselas et pinot noir sur une colline-jardin ouvrière des années 1930 où vivent quelque 600 habitants et que la plupart des Parisiens n'ont jamais gravie. Elle est clôturée et fermée presque toute l'année, si bien que la visite ordinaire se limite à un coup d'œil à travers la grille. Elle ouvre pour la Fête des Jardins fin septembre, quand les jardiniers de la Ville versent la cuvée du Bergeyre. L'accès se fait par des escaliers raides, il n'y a pas d'accès pour les fauteuils roulants, et les rues du sommet sont résidentielles et calmes. Montez autant pour le belvédère que pour les vignes. Par une matinée claire, le Sacré-Cœur se tient bien droit dans l'ouverture entre deux maisons, et cette vue justifie à elle seule la grimpette.

L'est et le sud-ouest, pour des vignes à hauteur d'homme
Le Clos de Bercy, dans le jardin Yitzhak-Rabin (12e), est le terrain le plus chargé d'histoire de ce dossier. Trois cent cinquante pieds de vigne sur 660 mètres carrés, plantés dans les années 1990 sur le site des entrepôts de Bercy qui traitaient autrefois la plus grande partie du vin bu dans la capitale. Les tonneaux remontaient la Seine, étaient stockés ici, puis gagnaient la ville depuis cet emplacement précis. Le parc est ouvert, non clôturé, et convient à tous les groupes. Une petite vendange participative y a lieu chaque automne, mais elle reste à l'échelle du quartier et organisée pour les habitants, pas un produit que l'on réserve ; si elle se déroule pendant votre passage, observez avec discrétion. Les anciens bâtiments d'entrepôts subsistent le long de la cour Saint-Émilion toute proche, ce qui justifie le trajet en métro bien au-delà d'une simple photo de dix mètres de vigne.
De l'autre côté du fleuve et au sud-ouest, le Clos des Morillons, dans le parc Georges-Brassens (15e), est le plus accessible de tous les vignobles parisiens à contempler de près. Il s'étend sur 1 200 mètres carrés et environ 720 pieds de vigne (pinot noir, pinot meunier et raisins de table), plantés en 1983 sur le site de l'ancien marché aux chevaux de Vaugirard, dont les halles de fer se dressent encore à l'entrée du parc. Pas de grille, pas de réservation, pas de problème avec un car de touristes si vous en avez un. Environ 300 bouteilles par an sont vendues aux enchères au profit d'œuvres caritatives, ce qui rend le vin pratiquement introuvable : l'intérêt du lieu tient donc à la vue sur les rangs en terrasses avec le 15e résidentiel en arrière-plan. C'est le vignoble le plus ordinaire de la liste, et c'est précisément son charme.
Trois curiosités de la Rive Gauche qui valent un détour de dix minutes
Le Clos Saint-Juliénas, dans le square Félix-Desruelles (6e, juste à côté du boulevard Saint-Germain), c'est dix pieds de vigne. Voilà tout le vignoble, et c'est le plus petit de Paris. Il est entretenu par la confrérie Saint-Juliénas des Prés, qui intronise chaque année une personnalité locale en grande pompe, et les bouteilles qui en résultent sont vendues au profit d'œuvres caritatives à partir de 50 €. Le square est ouvert, animé et sur un grand boulevard : il convient à un petit groupe qui s'arrête deux minutes, car il n'y a rien à visiter ni aucune commodité. Prenez-le comme une plaisanterie tout ce qu'il y a de plus sérieuse, parce que c'est exactement ce qu'elle est.
La Vigne du Jardin écologique, au sein du Jardin des Plantes (5e), est la seule parcelle plantée ici par goût de la science plutôt que de la nostalgie. Aux côtés du pinot noir, du chardonnay et du gamay, elle abrite les hybrides américains noah et baco, le muscat de Hambourg, le chasselas de Fontainebleau et une vigne sauvage protégée, un témoignage vivant de ce que l'époque du phylloxéra a fait à la viticulture européenne et des remèdes alors tentés. Le Jardin des Plantes lui-même est gratuit ; le jardin écologique a des horaires d'ouverture restreints et se découvre idéalement en visite guidée, et les galeries du Muséum se visitent avec un billet à part. Vérifiez les horaires avant d'emmener un groupe, sous peine de marcher longtemps pour trouver porte close.
Le Jardin du presbytère de Saint-François-Xavier (7e) est l'adresse la plus purement invisible : à deux minutes du flot touristique autour des Invalides. C'est un terrain paroissial privé avec des vignes, fermé la majeure partie de l'année, ouvert pour les fêtes paroissiales et le week-end des Rendez-vous aux Jardins. Petits groupes uniquement, et seulement les jours d'ouverture. Ne vous présentez pas à l'improviste. C'est le jardin de quelqu'un, attaché au lieu de travail de quelqu'un.

Le seul vignoble près de Paris où l'on peut réellement entrer
Le Clos du Pas Saint-Maurice se trouve à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, juste au-delà des limites de la ville plutôt que dans les arrondissements. Il mérite pourtant sa place, car avec un hectare et environ 4 500 bouteilles par an en trois cuvées de blanc, c'est le plus grand vignoble d'Île-de-France et le seul à portée commode que l'on peut vraiment visiter. Des visites gratuites d'une heure sont proposées en semaine sur rendez-vous au +33 1 47 98 90 18, la cave ouvre le lundi, les dégustations sont liées aux événements de la ville, et la fête des vendanges tombe le premier dimanche d'octobre. Les bouteilles coûtent 11-14 € à l'office de tourisme, un prix ordinaire pour un vin que l'on peut boire, ce qui, après une journée de bouteilles caritatives à 50 € derrière des grilles, paraît presque stupéfiant. Pour les groupes, c'est de loin la meilleure option de la liste.
Où boire vraiment quelque chose
Deux adresses couvertes font tenir la journée quand il pleut, ce qui sera le cas à Paris. Le M. Musée du Vin (16e, dans les anciennes carrières près de Passy) a été rénové et se partage désormais entre musée, restaurant et école de dégustation. L'entrée est à 15 € plein tarif et 10 € réduit, les cours de dégustation coûtent un supplément, et les sessions programmées ont lieu le vendredi de 18h00 à 20h00 et le samedi de 15h00 à 17h00. Il est fermé le dimanche et le lundi, ce qui en surprend plus d'un. Il prend les groupes au sérieux : réceptions de 10 à 200 personnes pour dégustations, séminaires et dîners privés, avec devis sous 24 heures.

Les Caves du Louvre (1er, à quelques rues derrière le palais) est le meilleur choix pour deux personnes qui veulent une heure de véritable initiation. Le sommelier de Louis XV approvisionnait la table royale depuis ces caves, et le lieu se lit encore comme une cave de travail plutôt qu'un espace d'exposition. Les expériences accueillent jusqu'à 20 personnes, la privatisation et les ateliers d'assemblage sont possibles, et comptez environ 30 à 60 € par personne selon ce que vous choisissez. Les visites en anglais affichent complet, alors réservez au moins une semaine à l'avance.

La semaine des vendanges et les autres journées portes ouvertes en 2026
Si vous pouvez choisir vos dates, choisissez octobre. La 93e Fête des Vendanges de Montmartre se déroule du 7 au 11 octobre 2026, avec le Ban des Vendanges tenu au pied des vignes elles-mêmes. C'est la seule semaine où le Clos cesse d'être une chose derrière une clôture pour devenir un événement, et Les Jardins du Ruisseau figurent parmi les lieux participants. Réservez votre hébergement tôt pour cette période ; le 18e se remplit. Fin septembre se tient la Fête des Jardins, quand la grille de la Butte Bergeyre s'ouvre et que les jardiniers de la ville servent la cuvée Bergeyre. Le week-end Rendez-vous aux Jardins est votre chance de visiter le presbytère Saint-François-Xavier. Suresnes organise sa fête des vendanges le premier dimanche d'octobre, et Bercy tient sa petite fête des vendanges de quartier dans la même fenêtre automnale. Pour savoir ce qui tombe dans ces semaines-là, consultez notre guide de Paris.
Notes pratiques
Tout ce qui se trouve intra-muros est accessible en métro. Le pôle de Montmartre se rejoint depuis Lamarck-Caulaincourt ; Belleville et la Butte Bergeyre depuis Pyrénées et Buttes-Chaumont ; Bercy depuis Cour Saint-Émilion ; Georges-Brassens depuis Convention ou Porte de Vanves. Achetez une carte Navigo Easy et chargez un carnet plutôt que de payer à l'unité. Suresnes se rejoint par le tramway T2 le long de la Seine ou par la ligne de banlieue depuis Saint-Lazare, et demande environ une demi-heure de porte à porte.
Rien ici ne nécessite d'espèces, hormis l'occasionnelle boîte à dons dans un jardin partagé. Les ventes de bouteilles à la mairie du 18e et à l'office de tourisme de Suresnes acceptent la carte.
Les vignes sont vertes et méritent d'être photographiées de mai à octobre, et réduites à des sarments nus de novembre à mars. Octobre est le seul mois avec de vrais événements. Les matinées sont préférables aux après-midi partout sur la Butte. Les collines de Belleville et de Bergeyre sont vraiment escarpées. Tenez-en compte pour toute personne à mobilité réduite, et évitez complètement Bergeyre si les escaliers posent problème.
Huit des dix parcelles intra-muros ne coûtent rien du tout. Une journée complète réaliste revient à environ 43 € pour la visite guidée de Montmartre et 15 € pour l'entrée au musée du vin, plus le coût éventuel d'un cours de dégustation ; deux personnes peuvent faire tout le parcours à pied pour le prix du transport si elles renoncent aux visites. Si vous voulez une bouteille que vous pouvez vraiment ouvrir, celles de Suresnes à 11-14 € sont la seule réponse honnête.
Installez-vous dans le 18e si la semaine des vendanges est la raison de votre venue, ou dans un endroit central de la rive droite si vous voulez combiner les parcs de l'est et du sud-ouest le même jour. Comparez les tarifs et les emplacements avec notre recherche d'hôtels à Paris.






